La course aux vaccins contre le Covid 19 en Afrique de l'ouest

21 February, 2021 | by: David Kodjani

Pour atteindre son objectif d’immunité collective, l’Afrique a besoin d’environ 1,5 milliard de doses afin de vacciner 60 % de sa population.

Le premier cas de Covid a été déclaré dans la région Afrique de l’ouest le 28 février 2020. Fin 2020, des essais vaccinaux contre le Covid étaient en cours en Afrique du Sud, en Egypte et au Maroc, et se préparent dans quelques pays supplémentaires. L’initiative internationale COVAX organise l’accès au vaccin et la Task Force Vaccin de l’OMS soutient les pays pour qu’ils préparent leurs plans stratégiques afin de vacciner jusqu’à 20% de leur population en 2021, en commençant par des groupes prioritaires.

Pfizer, Moderna, AstraZeneca, l'Afrique n'est pas resté en marge de la course aux vaccins contre le Covid-19. Même si l’heure n’est pas encore à la vaccination, plusieurs pays africains ont déjà commencé à expérimenter des vaccins-candidats en vue d’une campagne d’immunisation de masse, à l’instar de la Guinée. Dans l’attente du démarrage de la vaccination et pour barrer la route à la Covid-19, les pays africains s’organisent. Pour financer l’acquisition de doses, Kampala mise sur le dispositif Covax, piloté par l’alliance internationale GAVI. Créé par l’organisation mondiale de la santé (OMS), ce mécanisme a pour but de vacciner 20 % des personnes les plus vulnérables dans 92 pays à faibles revenus.

Deux milliards de doses sont attendues, mais elles tardent à venir. En attendant la livraison, prévue en mars prochain, certains États n’hésitent pas à négocier directement avec les principaux fabricants pour obtenir des doses de vaccins plus rapidement, suscitant une guerre d’influence entre les puissances mondiales. La Guinée est récemment entrée dans la course en obtenant 60 doses du vaccin russe Spoutnik 5.

C'est une course mais avant d'arriver à la ligne d'arrivée et d'acquérir le vaccin, il y'a un processus de validation par les agences de santé du pays en question et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Le critère majeur reste sans doute l’innocuité et surtout l’efficacité du produit donc on regarde d’abord si le produit est inoffensif », explique Docteur Richard Mihigo, responsable des urgences et des vaccins au bureau de l’OMS Afrique à Brazzaville. Le but de la mise en place de ce processus, c’est d’avoir un vaccin qui protège et qui ne crée pas d’autres problèmes.

Le vaccin recommandé par L’OMS est le Pfizer/BioNTech, déjà utilisé par plusieurs pays du globe.

Rappelons que pour atteindre son objectif d’immunité collective, l’Afrique a besoin d’environ 1,5 milliard de doses afin de vacciner 60 % de sa population. Face à ce problème épineux, le président français, Emmanuel Macron, a récemment proposé que l’Europe et les Etats-Unis livrent "le plus vite possible", 13 millions de doses de vaccins à l’Afrique. Ce, pour que le continent puisse vacciner ses 6,5 millions de soignants.

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